Accueil » RDC: De «possibles crimes de guerre» commis par les rebelles du M23, selon Human Rights Watch

RDC: De «possibles crimes de guerre» commis par les rebelles du M23, selon Human Rights Watch

0 comments 931 views

 

L’ONG a publié ce mardi un nouveau rapport sur les crimes commis dans l’est de la RDC. Les rebelles du M23 sont principalement visés. Après avoir interrogé plus de 80 personnes, examiné des images satellites, photos, vidéos, l’organisation de défense des droits de l’homme a documenté des exécutions, viols, pillages, destructions commis entre octobre et mars derniers.

Human Rights Watch demande des poursuites contre les auteurs de ces crimes, des sanctions contre les dirigeants du M23 et les responsables rwandais qui soutiennent le groupe. L’ONG a documenté avec certitude huit exécutions sommaires, sans compter des informations crédibles sur une dizaine d’autres.

Le rapport dénonce par ailleurs une dizaine de bombardements indiscriminés, au mortier ou à la roquette, sur des zones habitées, entraînant au moins sept morts et trois blessés, ainsi que la destruction d’infrastructures comme des églises, maisons et hôpitaux.

L’enquête détaille aussi quatorze viols de femmes, parfois devant leurs familles. Un chiffre largement sous-estimé, indique l’organisation qui cite cette mère de six enfants tombant sur une dizaine de membres du M23. Les rebelles l’ont violée après avoir abattu sa mère qui tentait de s’interposer. Selon des témoins, ces viols, mais aussi pillages, travaux forcés et mauvais traitement se sont répétés dans diverses localités conquises comme Kanombe, dans la province du Nord-Kivu.

 

Pour Human Rights Watch, ces crimes exacerbent les multiples crises. La crise humanitaire avec les gens qui fuient dans des camps de fortune créés comme sur la route de Saké avec parfois 15 000 personnes entassées sans abris, eau, médicaments ou toilettes.

La tension ethnique s’aggrave également avec des cycles de violences-représailles et des milices communautaires qui réapparaissent notamment depuis octobre 2022 et la reprise des combats.

L’armée congolaise est aussi mentionnée puisque certains officiers FARDC soutiendraient ces groupes ethniques.

Interrogé par HRW, le M23 a nié être l’auteur de ces crimes. Clémentine de Montjoye est chercheuse au sein de la division Afrique. Elle espère que ces crimes ne seront pas impunis et demande une série de mesures aux autorités congolaises mais aussi à la communauté internationale.

Chanceline banza

Tags:

A propos

Lorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Sed in sagittis dui. Fusce sed lorem semper, accumsan ex eget, auctor felis. Donec orci augue, tempus id arcu nec, tempor feugiat diam. Duis mattis convallis arcu.

Choix de l'éditeur

Newsletter

Subscribe my Newsletter for new blog posts, tips & new photos. Let's stay updated!

© 2023- All Right Reserved. Designed by Yaelnws

Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?
-
00:00
00:00
Update Required Flash plugin
-
00:00
00:00