La capitale congolaise connaît ce lundi 20 janvier une journée difficile pour les déplacements des habitants. Une grève des chauffeurs de bus et de taxis a entraîné la quasi-paralysie des transports en commun, constate-on, dans de nombreuses communes qu’abritent la ville.
Depuis le matin, les rues de Kinshasa sont envahies par une foule de piétons qui tentent tant bien que mal de rejoindre leurs lieux de travail ou d’études. De longues files d’attente se sont formées aux arrêts de bus habituellement très fréquentés, comme à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) ou au quartier de Tshangu.
La situation est d’autant plus critique que les chauffeurs de mototaxis (appelés « Wewa « ) ont également décidé de profiter de la grève pour augmenter leurs tarifs, rendant leur service inabordable pour de nombreux Kinois.
Pourtant, le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, avait réuni dimanche les associations de transporteurs afin de trouver un compromis sur la nouvelle grille tarifaire contestée. Mais cet appel au dialogue n’a pas été entendu, les chauffeurs ayant maintenu leur mouvement de grève ce lundi.
La réaction des autorités urbaines sont attendues dans les prochaines heures afin de débloquer la situation. Entre-temps,la population kinoise reste donc fortement pénalisée, avec de nombreuses personnes contraintes de marcher sur plusieurs kilomètres faute de moyens de transport disponibles.
Ézéchiel CTM
