Sur instruction du Chef de l’État, le ministre d’État en charge du Développement rural, Grégoire Mutshail Mutomb, a procédé au lancement officiel des travaux de la commission interinstitutionnelle, jeudi 2 avril à Kinshasa.

Cette commission, composée des représentants de la Présidence de la République, de la Primature, du ministère de la Justice ainsi que du ministère du Développement rural, a pour mission d’évaluer l’état des forages réalisés dans le cadre du contrat liant le gouvernement congolais à l’entreprise Stever Construct. La première phase de cette opération a consisté en la visite des entrepôts de stockage des matériaux ainsi que de certains ouvrages déjà construits dans les communes périphériques de la ville de Kinshasa.
Sur le terrain, le ministre d’État a salué cette initiative impulsée par la haute hiérarchie, visant à faire toute la lumière sur ce dossier qui suscite des préoccupations au sein de l’opinion publique. « L’opinion nationale était inquiète au sujet du contrat Stever Construct. C’est pourquoi le Président de la République, Son Excellence Félix Tshisekedi, m’a instruit, à travers la Première ministre Judith Suminwa, d’élaborer des termes de référence afin d’assurer une évaluation rigoureuse de ce contrat. La justice ayant déjà statué sur le dossier, il est désormais question pour l’État de faire valoir ses droits, notamment en ce qui concerne les obligations contractuelles », a-t-il déclaré.

Accompagné des membres de la commission, Grégoire Mutshail Mutomb a également supervisé les premières inspections dans la capitale. « Nous avons entamé les travaux de la commission ad hoc par l’évaluation des capacités opérationnelles de l’entreprise Stever Construct. Les visites effectuées dans les dépôts ont permis de constater la disponibilité des matériaux. Par ailleurs, certains sites, notamment à Makala, sont déjà opérationnels et approvisionnent la population en eau potable », a-t-il précisé.
L’objectif principal de cette mission est de permettre à l’État congolais de récupérer les ouvrages réalisés dans le cadre de ce contrat. Sur un total de 220 forages annoncés, la commission devra déterminer avec précision le nombre d’infrastructures effectivement achevées et prêtes à être réceptionnées.
Les conclusions finales de cette mission sont attendues à l’issue des inspections qui se poursuivront également dans plusieurs provinces, notamment la Tshopo, l’Équateur, le Kasaï, le Kwango et le Kongo Central. À travers cette démarche, la commission entend exécuter les directives du Gouvernement en vue d’assurer la transparence et la redevabilité dans la gestion des projets publics.
Heritier Lelo
