Le président de la commission électorale nationale indépendante ( CENI), de la République démocratique du Congo, Dénis Kadima vient d’annoncer, jeudi 25 août , le début de l’enrôlement des électeurs au mois de décembre 2022 .
Le patron de la centrale électorale l’a déclaré pendant l’ouverture de l’atelier d’échange sur l’identification et l’enrôlement des déplacés internes et des Congolais résidant à l’étranger à Kinshasa, capitale congolaise.
« Cet atelier se veut pratique parce qu’il doit en découler une approche que nous allons utiliser dans le cadre de l’identification et l’inscription de nos compatriotes qui vivent à l’étranger ainsi que ceux déplacés de leurs lieux de résidence habituelle à cause de l’instabilité dans certains coins du pays liée principalement à la présence des groupes armés et aux conflits intercommunautaires. Il s’agit d’une phase pilote pour ceux des nôtres vivant hors de la RDC qui va nous permettre d’apprendre le contexte dans lequel ils évoluent et comment nous allons nous organiser en vue de les impliquer dans le processus électoral. Car la loi leur reconnaît ce droit en relevant qu’ils jouent un rôle de premier ordre sur le plan social notamment avec le transfert des fonds aux nombreuses familles restées au pays. Et nous ne pouvons pas les laisser en marge de ce qui se passe au pays », a-t-il déclaré.
Et de poursuivre :
« Je souhaiterais que les interventions dans ce cadre ne soient pas livresques avec plutôt des informations concrètes pour que cela nous oriente vers de vraies solutions. L’inscription des électeurs devant débuter à la mi-décembre et cela concerne également les déplacés de leurs résidences habituelles ainsi que nous le disions plus haut ».
Rappelons que les élections législatives et présidentielle sont, selon la constitution de la République attendues en 2023. Lors de la présentation de sa feuille de route en février dernier , la CENI par l’entremise de son premier chef “ Denis Kadima ” avait évoqué les contraintes sécuritaires, financières et politiques qui , selon plusieurs observateurs pourraient amener au glissement, une probabilité que l’opposition ne veut pas entendre.
Rédaction