Droits des femmes, santé reproductive et responsabilités familiales : les préoccupations soulevées par Gisèle Ndaya Nyembue

Dans le cadre des activités de sensibilisation consacrées aux droits des femmes, plusieurs préoccupations liées à la santé reproductive et à la vie familiale ont été évoquées à la suite d’un bref sondage réalisé cet après-midi. Selon les témoignages recueillis, l’infertilité au sein de certains couples et plusieurs affections gynécologiques ont pour origine les maladies sexuellement transmissibles, les infections liées à la défectuosité des latrines domestiques, ainsi qu’à une multitude d’autres facteurs environnementaux.

Ceci inclut notamment les problèmes de santé causés par la détérioration de nos routes sur des grandes artères, sur des avenues et rues dans plusieurs quartiers. Selon cette source, les mauvaises conditions de circulation et les secousses répétées lors des déplacements entraîneraient les apparitions et développements des hémorroïdes et d’autres troubles gynécologiques affectant les femmes. Ils estiment ainsi que la réhabilitation de nos infrastructures routières, tant sur les grandes artères que dans les rues et avenues, est d’une importance cruciale pour prémunir des populations contre ce fléau.


S’exprimant également sur la situation des couples vivant ensemble, en cette période de sensibilisation sur l’importance du respect des droits des femmes, particulièrement en cette période marquée par la sensibilisation autour du thème annuel : « Droits garantis, autonomisation des femmes et des filles », dans cette perspective, plusieurs voix ont souligné que la femme a également le droit à des naissances souhaitées compte tenue de l’espacement de ces naissances. Donnant vie presque chaque année, l’enfant au dos refuse de descendre et , en plus, le mari lui impose des abus verbaux et psychologiques après sa journée de travail.
Toutefois, nombreuses sont les femmes qui affirment que les méthodes de calcul de l’espacement des naissances semble quelque peu complexe à mémoriser et à appliquer compte tenue de la rareté de cette formation.

La question de l’émancipation des femmes et des filles a également été abordée sous l’angle de l’équilibre au sein du foyer. Certains estiment que l’autonomie économique des femmes pourrait parfois entraîner des tensions dans les ménages, notamment lorsque l’équilibre des responsabilités et du respect mutuel n’est pas bien compris par les deux partenaires. On observe généralement que lorsque les femmes acquièrent leur indépendance, elles ont tendance à vouloir exercer une certaine domination sur leurs époux à la maison, sentant leur autonomie renforcée, toute forme de soumission disparaissant. La bible déclare : « Femme soit soumise à ton mari.»

Enfin, au-delà des droits, la discussion a également porté sur les responsabilités au sein du ménage. En plus des droits des femmes il y a également des obligations qui revêtent une importance cruciale dans notre vie de tous les jours. Il est important que les femmes et les filles prennent conscience des erreurs qu’elles font dans les ménages sans chercher à se rectifier. Un exemple concret évoqué par certain est l’inefficacité dans la gestion des provisions domestiques et autres ressources financières familiales où la plupart des femmes n’apprécient pas qu’on leur face des observations à ce sujet. Beaucoup de femmes tombent dans ce piège colossal sans vouloir rectifier le tir. Or la bonne gestion de ces 2 éléments vitaux pour la maison demeure essentielle pour la stabilité du foyer. Selon eux, le dialogue et la compréhension mutuelle entre les conjoints restent indispensables pour améliorer la gestion quotidienne de la famille et éviter les conflits. L’homme devra bien jouer son rôle de complémentarité pour accompagner la femme vers l’acquisition de ses droits qui devront être respectés de la Déesse à la servante.

Ces réflexions ont été rapportées par Gisèle Ndaya Nyembue, Secrétaire nationale rapporteure adjointe CFUSNA, qui encourage la poursuite des actions de sensibilisation afin de promouvoir et garantir à la fois les droits des femmes, leur autonomisation et une meilleure harmonie au sein des ménages. Elle remercie de ce fait la Coordinatrice CFUSNA Excellence Madame Justine TSHILANDA KABONGO pour sa formation dispensée aux femmes sur l’éducation financière, pour élever leurs compétences dans leur domaine de gestion financière.

Heritier Lelo

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