En visite ce lundi 20 octobre 2025 au tribunal de paix et au parquet de Kinkole, dans la commune de la N’sele à Kinshasa, le ministre d’État, ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a tiré la sonnette d’alarme sur la précarité des infrastructures judiciaires et les conditions de travail jugées « inacceptables » pour les magistrats en poste.
Consterné par ce qu’il a découvert sur place, le Garde des Sceaux a dénoncé publiquement, via son compte X, l’exiguïté et la dégradation avancée des locaux. Selon lui, certains bureaux de moins de 20 m² accueillent jusqu’à dix magistrats, parfois dans des espaces sans portes ni fenêtres.
« Ce sont des conditions qui ne respectent ni la dignité humaine ni les exigences d’une justice équitable », a-t-il déploré, soulignant les risques que cela engendre pour la confidentialité des dossiers et la concentration des magistrats.
Le ministre a également relevé le manque criant de moyens matériels. Faute de ressources, plusieurs magistrats sont contraints de financer eux-mêmes leur mobilier de travail, une situation que Guillaume Ngefa qualifie de « violation du bon fonctionnement de la justice ».
« Comment garantir le secret de l’instruction quand plusieurs magistrats partagent le même bureau ? », s’est-il interrogé.
Face à ce constat accablant, le ministre d’État a promis des mesures urgentes pour corriger cette situation qu’il juge « indigne ». Il s’est engagé à œuvrer pour l’amélioration rapide des conditions de travail des magistrats, estimant que cela constitue un préalable essentiel au renforcement de l’indépendance et de l’efficacité de la justice congolaise.
GB Lubonzu
