Les membres de la société civile du Nord-Kivu, ont annoncés, ce jeudi à la Radio TopCongo , qu’ils ont découvrir pas moins de 200 corps sans vie dans les villages de Kalake et Kitimba, deux villages qu’occupaient récemment les terroristes du M23. annonce à TOP CONGO
« On continue à découvrir des fosses communes, (comme par exemple) 200 personnes achevées par ce mouvement au niveau de Kalake et FFC Kitimba », annonce, sur TOP CONGO FM, Mambo Kawaya, membre de la Société civile du Nord-Kivu.
Ce sinistre décompte vient s’ajouter à un bilan macabre livré, il y a encore quelques semaines, par l’ONU. Son bureau conjoint aux droits de l’homme avait, en effet, confirmé que plus de 170 personnes ont été tuées, entre les 29 et 30 novembre 2022, en guise de représailles contre la population civile de Kishishe et Bambo, dans le territoire de Rutshuru.
Par ailleurs, Mambo Kawaya indique que les combattants M23 « n’ont jamais abandonné leurs positions. Pour preuve, ils ont publié, récemment, un communiqué où on pouvait lire : fait à Bunagana (la cité frontalière à l’Ouganda, première conquête de l’offensive de M23) ».
Il précise que « cela signifie qu’ils n’ont jamais abandonné Bunagana, Kiwanja, Rutshuru. L’armée ougandaise s’est déployée au niveau de Mabenga ».
Pire, les éléments des RDF, Forces de défense rwandaise ont pris position Chanzu et Runyoni en appui à leurs alliés du M23.
« Et aujourd’hui même plusieurs vaches sont venues du Rwanda. Elles sont orientées vers le parc des Virunga », ajoute l’activiste.
En outre, affirme-t-il, le M23 n’a « jamais effectué une quelconque mission vers Sabinyo. Le mouvement a déjà refusé d’envoyer ses éléments vers Sabinyo ».
Et pour cause : « à Sabinyo, il n’existe aucune infrastructure, il n’y a pas de route. En tout cas, il n’y a pas moyen d’installer des infrastructures nécessaires pour accueillir ces combattants », indique Mambo Kawaya avant de lâcher : « nous espérons que leur cantonnement pourra intervenir dans le camp (militaire) de Rumangabo ».
Rédaction