Recrutement au sein des FARDC : Une année d’attente pour les volontaires au camp Kokolo

 

La République démocratique du Congo fait face à un besoin constant de rajeunissement et de renforcement de ses Forces armées (FARDC), confrontées à de multiples menaces internes et externes. Dans cette optique, plusieurs campagnes de recrutement ont été lancées ces dernières années, ciblant principalement les jeunes âgés de 18 à 25 ans, détenteurs d’un niveau d’études post-primaires.

Répondant à cet appel patriotique, de nombreux jeunes Congolais ont volontairement choisi de servir sous le drapeau national. Cependant, une année après leur arrivée au camp Kokolo, à Kinshasa, plusieurs d’entre eux dénoncent une situation qu’ils qualifient de préoccupante, marquée par l’incertitude, le manque d’informations et l’absence de prise en charge.

Sur le terrain, la rédaction de Yaelnews a recueilli les témoignages de plusieurs volontaires exprimant leur profond mécontentement.

« Cela fait presque une année que nous sommes ici au camp Kokolo. Jusqu’à présent, nous ne savons pas clairement quelle est notre situation. Aucune information officielle ne nous est donnée. Certaines personnes affirment même que le recrutement est déjà terminé, alors que, selon les informations diffusées avant notre arrivée, l’armée avait toujours besoin de jeunes. Nous demandons aux autorités de mettre de l’ordre dans cette situation pour permettre une avancée concrète », confie un volontaire.

Après constat de la rédaction, il ressort que ces jeunes volontaires ne bénéficient d’aucune prise en charge effective, malgré leur engagement à servir la nation.

« Nous sommes venus de notre propre volonté, mais l’État devait nous encadrer puisque nous avons répondu à son appel. Aujourd’hui, certains d’entre nous deviennent porteurs, d’autres sombrent dans la délinquance pour survivre. Il y a même des jeunes filles contraintes de se livrer à des pratiques dégradantes pour pouvoir manger, faute de soutien. Nous ne sommes pas pris en charge », témoigne un autre volontaire.

Selon les informations recueillies, cela fait près d’une année que ces jeunes vivent au camp Kokolo dans un statut incertain, sans intégration officielle ni conditions de vie adéquates.

Cette situation soulève de sérieuses interrogations sur la gestion du processus de recrutement au sein des FARDC et interpelle les autorités compétentes quant à la responsabilité de l’État envers ces jeunes qui ont répondu à l’appel de la patrie.

Rédaction

Related posts

Sommet Powering Africa : À Washington, Acacia Bandubola Mbongo positionne la RDC comme moteur de la transition énergétique mondiale

RDC : Modernisation des FARDC, le VPM , Guy Kabombo concrétise le trinôme formation–équipement–casernement à Kikwit

RDC – Barrage mondial 2026 : Tshisekedi galvanise les Léopards avant le choc face à la Jamaïque