La République démocratique du Congo a marqué de son empreinte le 11e sommet Powering Africa Summit 2026, tenu du 19 au 20 mars à Washington, D.C.. À cette occasion, la ministre d’État en charge des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, a porté une vision ambitieuse visant à positionner la RDC comme un acteur central de la transition énergétique mondiale.
Placée sous le thème « Dynamiser le partenariat États-Unis–Afrique : infrastructures énergétiques, minéraux critiques et stratégies d’investissement », cette rencontre a réuni décideurs politiques, investisseurs institutionnels, opérateurs privés et acteurs technologiques nord-américains. Une tribune stratégique dont la RDC a su tirer profit pour réaffirmer son statut de « pays-solution » face aux défis énergétiques et climatiques globaux.
Portant le message du président Félix Tshisekedi et les orientations de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, la ministre des Hydrocarbures a mis en avant les atouts naturels du pays, en les inscrivant dans une logique de développement durable et de responsabilité environnementale.
Parmi les annonces majeures, figure la volonté du gouvernement d’atteindre le « zéro torchage » dans le bassin côtier de Muanda. Une approche qui vise à valoriser le gaz associé, longtemps brûlé, pour la production d’électricité et l’approvisionnement des industries et des ménages. Cette stratégie traduit une orientation vers une exploitation plus efficiente et durable des ressources.
Autre axe clé du discours : la valorisation du potentiel gazier du Lac Kivu, estimé à 66 milliards de mètres cubes de méthane. L’exploitation de cette ressource est présentée comme une opportunité à la fois sécuritaire — en réduisant les risques naturels —, énergétique et environnementale, notamment pour les provinces de l’Est du pays.
Sur le plan des réformes, Acacia Bandubola Mbongo a annoncé une révision de la législation sur les hydrocarbures, avec l’introduction d’un cadre spécifique dédié au gaz de pétrole liquéfié (GPL). L’objectif est double : promouvoir cette énergie comme alternative domestique au bois et lutter contre la déforestation dans le bassin du Congo, tout en améliorant l’attractivité du secteur pour les investisseurs étrangers.
Enfin, la ministre a insisté sur la complémentarité entre hydrocarbures et minéraux critiques. La RDC, riche en cobalt et en cuivre, est appelée à jouer un rôle déterminant dans le développement de la mobilité électrique. Elle a ainsi invité les partenaires américains à investir davantage dans la transformation locale des ressources, afin de créer plus de valeur ajoutée sur le territoire national.
En conclusion, la RDC se positionne désormais comme un partenaire stratégique prêt à bâtir, avec les États-Unis et d’autres acteurs internationaux, un modèle énergétique durable, fondé sur un partenariat « gagnant-gagnant » et une vision partagée du développement au XXIe siècle.
Heritier Lelo