L’ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo est monté au créneau pour répondre fermement au mouvement dit “Sauvons la RDC”, qu’il accuse de duplicité et de compromission dans le contexte sécuritaire et politique actuel de la République démocratique du Congo.
Dans une déclaration au ton incisif, il rejette catégoriquement le communiqué de cette plateforme, qu’il qualifie de manœuvre trompeuse portée, selon lui, par des acteurs aux liens notoires avec le Rwanda. Il dénonce notamment leur silence face aux prises de position du président rwandais Paul Kagame, estimant qu’il s’agit là d’un aveu implicite de connivence.
« Aucun d’entre eux n’a eu le courage de contredire des propos qui engagent pourtant directement la souveraineté de notre pays », a-t-il martelé, pointant du doigt ce qu’il considère comme une complicité avec les groupes armés opérant dans l’Est du pays, notamment l’AFC/M23.
Pour Jean Thierry Monsenepwo, ces acteurs politiques ne peuvent en aucun cas se poser en défenseurs du peuple congolais. Il les accuse d’être associés à une « aventure meurtrière » responsable de nombreuses pertes en vies humaines. « Ceux qui tuent notre peuple sans pitié viennent aujourd’hui prétendre parler en son nom. C’est une imposture », a-t-il affirmé.
Par ailleurs, l’ambassadeur PCA a tenu à mettre en avant les avancées enregistrées sous la gouvernance du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il cite notamment l’ouverture du pays au marché financier international, ainsi que plusieurs projets d’infrastructures en cours d’exécution.
Parmi ces réalisations figurent la modernisation de l’aéroport international de N’djili, la réhabilitation de nombreuses routes à Kinshasa et sur les axes nationaux, ainsi que la mise en service prochaine du barrage de Katende. Autant d’initiatives qui, selon lui, traduisent une amélioration tangible des conditions de vie des Congolais.
Sur la question constitutionnelle, Jean Thierry Monsenepwo rejette toute légitimité au mouvement “Sauvons la RDC” de se poser en garant de la loi fondamentale. Il accuse ses membres d’avoir eux-mêmes violé la Constitution et d’être responsables de graves exactions.
« Le peuple congolais est souverain. S’il décide de faire évoluer la Constitution, personne ne peut s’y opposer, encore moins un groupe sans légitimité ni légalité », a-t-il insisté.
Enfin, il conclut par une mise en garde, estimant que les responsables de violences et d’atteintes à la souveraineté nationale devront, tôt ou tard, répondre de leurs actes devant l’histoire et la justice.
Heritier Lelo
