Un groupe des parlementaires membres des Commissions Défense et Sécurité de deux chambres du Parlement ont visité, ce jeudi 29 juillet 2022, l’Académie de Police (ACAPOL) à N’sele.
Ce centre de formation encore inachevée est le résultat de l’accord conclu entre le gouvernement congolais et l’Union Européenne depuis l’an 2012 dans le cadre de la mise en œuvre de la troisième phase du programme d’appui à la réforme de la police nationale congolaise (PARP III). Programme visant à améliorer la réforme et la rédevabilité de la Police, à renforcer sa professionnalisation ainsi que la chaîne pénale, à améliorer la gestion des ressources humaines et d’opérationnaliser la Police de Proximité pour restaurer la confiance de la population.
Selon le plan descriptif, cette école de police comptera 19 bâtiments dont 5 déjà construits entre autres le poste garde, le bâtiment administratif, le dortoir, le bâtiment d’enseignement et le centre de santé.
Au-delà de l’investissement du gouvernement congolais dans la praticabilité du site en termes d’accès, d’eau et d’électricité, d’autres challenges restent encore à relever notamment la construction des bâtiments Guest house dans lesquels seront logés les professeurs et visiteurs, le bâtiment logistique, l’amphithéâtre mais également les équipements sportifs et une salle de tirs.
« Cette visite traduit l’engagement des représentants du peuple sur cette thématique cruciale qu’est la formation des cadres de la PNC, dont l’Académie de Police se veut le fer de lance. L’Union européenne accompagne depuis plusieurs années la PNC via les deux précédentes phases du Programme PARP. La 3e phase actuellement en cours permet de mettre en œuvre ses ambitions de réforme et de professionnalisation du corps. La construction des premiers bâtiments avec l’appui de l’Union européenne et le concours du Gouvernement offre à la PNC un cadre à la hauteur de ses ambitions « ,a proféré M. Jean-Luc Mutombo, Senior Program Officer, délégué par Enabel pour l’occasion.
Au cours de cette visite, quelques recommandations ont été formulé dont celle de l’examen et du vote de la loi des finances 2023 afin de doter l’Académie de Police d’un budget pour son fonctionnement.
En effet, le Président de la commission défense et sécurité de l’assemblée nationale qui a conduit la délégation doit prendre en compte toutes les recommandations et les soumettre aux élus des deux chambres du parlement lors des prochaines plénière.
« Il est vrai que nous sommes suffisamment engagés, nous membres des deux commissions de défense et sécurité du sénat et l’assemblée nationale. Il y a une détermination manifeste qui part du commandant suprême pour que nous puissions voir la Police aller de l’avant. C’est pour cette raison que nous n’avons pas réfléchi à deux fois lorsque la demande a été émise pour cette visite. Nous avons vu et cela va nous permettre de poursuivre le travail de plaidoyer afin de voir ce centre accueille effectivement les policiers pour leur formation » a déclaré Bertin Mubonzi, président de la commission de défense et sécurité de l’assemblée nationale.
« Les inscriptions ont commencé depuis 2017 et se font en interne et en externe au niveau du commissariat général. Après interviendra le concours qui s’organise à la Direction générale des écoles et formations. En interne, il faut d’abord être de nationalité congolaise, avoir le grade de sous commissaire principal et avoir une ancienneté de 3 ans à ce grade. Pour les candidats externes càd les civils, les candidats doivent posséder un diplôme de graduat ou de licence, être de nationalité congolaise et soit âgé de plus de 35 ans. L’inscription reste gratuite donc à charge de la police » a précisé Ambroise Langa, Directeur de l’ACAPOL.
Financé par l’union européenne, ce projet de construction de l’académie de Police est estimé à 15.000.000 d’euros dont 3.500.000 déjà décaissé pour la première phase.
L’académie de Police (Acapol) offrira trois sortes de formation à savoir la formation continue, initiale et spécialisée, chacune subdivisée également en trois catégories : la catégorie des commissaires càd sous-lieutenant, celle des officiers supérieurs et celle des commissaires divisionnaires càd des généraux.
Yves Muetu