16 janvier 1961 – 16 janvier 2026
Soixante-cinq ans après son assassinat, Patrice Emery Lumumba demeure une conscience vivante, une mémoire qui interroge et qui juge.
Aujourd’hui, aux côtés des camarades de la CCU et sous l’éclairage politique de notre maître Lambert Mende, sa pensée nous revient avec force.
Une question, profonde et dérangeante, s’impose alors :
Si Lumumba revenait aujourd’hui, serait-il fier de nous ?
Fier de notre classe politique ?
Fier de ce que nous avons fait de la République démocratique du Congo ?
Cette interrogation prend tout son sens au moment où le mot « dialogue » est sur toutes les lèvres.
Mais dialoguer avec qui ? Et pour quoi faire ?
Avant toute confusion, remettons les faits à leur juste place.
Il n’existe aujourd’hui en RDC aucune crise de légitimité ni de légalité.
Le Chef de l’État tient son mandat du peuple congolais.
Il a démontré qu’il est un homme de dialogue et un artisan de paix.
La crise que traverse notre pays est avant tout sécuritaire.
Elle est la conséquence directe d’une agression extérieure clairement établie, menée par le Rwanda, avec pour relais local l’AFC/M23.
Dès lors, une question s’impose avec gravité :
dialoguer avec ces forces ne reviendrait-il pas à exécuter l’agenda de Kigali ?
Par ailleurs, le camp de Joseph Kabila, à travers le FCC et la plateforme Sauvons le Congo, affiche une proximité de plus en plus manifeste avec l’AFC/M23.
Les récentes sorties médiatiques de l’ancien président et plusieurs éléments factuels renforcent ce constat.
Peuvent-ils, dans ces conditions, prétendre parler au nom du peuple congolais et défendre l’intérêt national ?
Quant à la CENCO et à l’ECC, leur neutralité soulève de sérieuses interrogations.
À deux reprises, Monseigneur Fulgence Muteba a adopté des positions problématiques.
D’abord aux États-Unis, en reconnaissant publiquement que le Rwanda, pays agresseur de la RDC, soutenait les démarches de la CENCO et de l’ECC.
Ensuite, le 25 décembre dernier, en évoquant un supposé contrat de 99 ans entre la RDC et les États-Unis — une affirmation infondée, utilisée pour fragiliser les efforts diplomatiques du gouvernement.
Selon plusieurs analystes, cette posture critique d’une partie de l’Église catholique s’expliquerait par une frustration persistante liée à la gratuité de l’enseignement, instaurée en 2019 par le Chef de l’État.
Une réforme saluée par des millions de Congolais, mais qui a effectivement réduit certaines sources de financement de l’Église.
Là encore, la question demeure : où est la neutralité ?
Sur le plan politique, Martin Fayulu a certes condamné l’agression contre la RDC.
Cependant, il reste enfermé dans un narratif figé autour des élections de 2019 et 2023, ce qui limite sa capacité à fédérer au-delà de son camp. Un clivage devenu contre-productif.
Moïse Katumbi, pour sa part, a choisi l’exil politique, s’auto-excluant du débat national à la suite d’une simple invitation de l’Autorité de l’aviation civile, alors qu’aucune procédure judiciaire ne le visait.
Rédaction