Pour le membre du bureau politique de l’Union Sacrée de la Nation, Jean Thierry Monsenepwo, le dialogue prôné par la CENCO et l’ECC n’est pas, à lui seul, la solution à la crise actuelle ; il faut une approche globale et inclusive.
Selon lui, c’est dans ce sens que le Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a souhaité que d’autres confessions religieuses puissent également s’associer à cette démarche. Pour enrichir la proposition des évêques catholiques et protestants, il a même mis à disposition des experts de son cabinet présidentiel afin de la rendre plus cohérente et opérationnelle.
Jean Thierry Monsenepwo a toutefois exprimé ses doutes sur l’impartialité de certains évêques de la CENCO et de l’ECC. Il a cité notamment les propos de Mgr Fulgence Muteba, qui aurait reconnu que leur mission avait bénéficié du soutien de Kigali, et a pointé leur proximité supposée avec les responsables de l’AFC et du M23. « Ce qui choque davantage, a-t-il déclaré, c’est que jamais ces deux catégories d’évêques n’ont condamné clairement les exactions du M23 et de ses parrains, alors que les rapports des Nations Unies et des experts l’attestent. »
Pour lui, cette absence de condamnation ferme suscite des interrogations quant à la réelle impartialité de la démarche des évêques de la CENCO et de l’ECC.
Comme alternative, Jean Thierry Monsenepwo appelle à un dialogue véritablement national, impliquant toutes les composantes de la société : confessions religieuses, société civile et formations politiques. « L’idée, a-t-il expliqué, n’est pas de suivre une ligne directrice imposée d’en haut, mais de permettre à chacun de contribuer à l’élaboration d’un cahier de charges commun. »
Il conclut que la finalité de ce dialogue doit être l’adoption d’une vision partagée sur trois piliers essentiels : le développement du pays, la sécurité nationale et l’amélioration des conditions sociales du peuple congolais.
Heritier Lelo