La ville-province de Kinshasa traverse une situation préoccupante, marquée par une criminalité grandissante qui inquiète de plus en plus la population de la capitale congolaise. Chaque jour, des informations font état d’actes criminels commis par des individus qui traquent et agressent les citoyens. Malgré cette situation alarmante, l’État congolais peine encore à trouver une solution durable.
Sous le gouvernorat de Gentiny Ngobila, l’exécutif provincial s’était montré plus actif sur le terrain pour assurer la bonne gouvernance et renforcer la sécurité dans la capitale. Parmi ses ministres, Gratien Tshakala, alors ministre provincial de l’Intérieur, s’était particulièrement illustré dans la lutte contre les réseaux criminels responsables d’enlèvements de citoyens à bord de taxis aux vitres teintées.
Il avait notamment mené des actions concrètes sur le terrain, interdisant la circulation des véhicules aux vitres fumées, une mesure qui avait contribué à améliorer la sécurité des Kinois. Une rigueur qui, malheureusement, semble aujourd’hui faire défaut sous le nouveau gouvernorat de Kinshasa.
Face à cette insécurité persistante, l’État congolais est appelé à maintenir et promouvoir des responsables compétents et efficaces, plutôt que de privilégier des nominations dictées par des calculs partisans ou des intérêts politiques. La sécurité des citoyens doit rester une priorité absolue, au-delà de toute considération politicienne.
Héritier Lelo