Le rôle principal d’un policier est d’assurer la sécurité des personnes et des biens, de maintenir l’ordre public et de faire respecter la loi. Malheureusement, tel n’est pas le cas dans la capitale de la République Démocratique du Congo.
Ces derniers temps, la ville de Kinshasa est confrontée à de multiples difficultés qui inquiètent la population, parmi lesquelles l’insécurité, les embouteillages et bien d’autres. Face à ces problèmes, la Police nationale congolaise peine à apporter des solutions. Pire encore, certains de ses éléments seraient eux-mêmes à l’origine des tracasseries, des embouteillages artificiels et des abus, privilégiant leurs intérêts personnels au détriment de leur mission régalienne.
Le véhicule communément appelé « Kabasele » en est l’illustration parfaite. Au lieu de rassurer les citoyens, il est devenu un véritable cauchemar pour la population kinoise.
Selon plusieurs témoignages, des policiers opérant à bord de ce véhicule se comporteraient comme de véritables criminels, allant jusqu’à dépouiller les citoyens interpellés. Loin de protéger et de faire respecter la loi, ces agents se livreraient à des actes d’extorsion et de violences.
« Je ne sais plus où nous en sommes dans notre pays. La PNC ne maîtrise plus son travail. Ce véhicule est devenu un cauchemar pour la population congolaise. Normalement, la voiture de police devrait inspirer confiance et sécurité, comme dans d’autres pays. Ici, c’est le contraire : nous avons peur. Nous préférons parfois tomber entre les mains des kuluna qui, au pire, exigent un petit rien. Mais si cette voiture de police vous arrête, c’est pour vous dépouiller de tout, ne laissant parfois que vos sous-vêtements, et vous massacrer ensuite. C’est pourquoi nous demandons l’intervention de l’État congolais, en particulier du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, ainsi que de son homologue de la ville-province de Kinshasa », témoigne un Kinois.
Face à cette situation, il devient urgent que les autorités prennent des mesures fermes afin de restaurer la confiance entre la population et sa police, et de redonner à cette institution son rôle premier : protéger et servir.
Héritier Lelo
