L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) informe l’opinion publique de la libération de Maître Chhiri Kahatwa, Avocat et Doyen du Conseil de l’Ordre des avocats du Nord-Kivu, intervenue hier vers 10 heures locales.
Selon les responsables de l’AFC/M23, son arrestation serait consécutive à une confusion avec une autre personne qui publierait des messages hostiles à leur encontre sur un compte Facebook. Toutefois, aucune excuse ni regret ne lui ont été présentés, et aucune garantie n’a été donnée quant à la non-répétition de tels actes à l’avenir.
Maître Chhiri Kahatwa a déclaré n’avoir subi aucun acte de torture physique. Il est rentré à son domicile, mais a exprimé sa volonté de ne pas faire de déclaration publique, par crainte de représailles, la zone demeurant sous contrôle du M23.
L’ACAJ remercie toutes les personnes physiques et morales, nationales et internationales, qui ont contribué à sa libération.
Libération des militants du mouvement LUCHA
Par ailleurs, les militants du mouvement citoyen LUCHA, arrêtés illégalement sur ordre du Maire de Beni lors d’une manifestation pacifique organisée à l’occasion de l’an 1 pour exiger le départ des troupes RDF/M23 du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies, ont tous été libérés hier vers 17h30, heure locale.
Cependant, aucune prise en charge médicale n’a été assurée, malgré la présence de blessés.
Les activistes libérés sont :
1. Sarah Zilpa
2. Willy Mastaki
3. Élie Siviri
4. Jackson Bunenego
5. Chance Mathale
6. Espoir Kamate
7. Victoire
8. Olivine Ulikuwe
9. Rodrigue Manega, alias Lolo
10. JP Mulagizi
11. Julien Makuta
12. Fungaroho
13. Benjamin
14. Kambale Stino
NB : Six téléphones portables ont été perdus.
Remerciements
L’ACAJ remercie toutes les personnes physiques et morales, congolaises et étrangères, qui ont contribué à la libération de ces détenus.
Indemnisation des victimes
L’ACAJ poursuivra le dialogue avec les autorités provinciales du Nord-Kivu en vue d’une indemnisation à l’amiable des victimes. À défaut, elle les accompagnera sur les plans juridique et judiciaire afin d’obtenir réparation.
Liberté de manifestation
L’ACAJ va relancer son plaidoyer pour l’adoption, la vulgarisation et l’application effective des mesures pratiques d’exécution de la loi portant exercice de la liberté de manifestation publique en République démocratique du Congo.
Lutte contre l’impunité
Enfin, l’ACAJ travaillera avec les autres acteurs nationaux et internationaux afin que les auteurs et complices des crimes graves commis dans l’Est de la RDC ne restent ni impunis ni oubliés.
Fait à Kinshasa, le 28 janvier 2026
Me Georges Kapiamba
Président national de l’ACAJ