La République démocratique du Congo veut se lancer le défi de combattre les différentes pollutions due aux polluants organiques persistants et déchets dangereux, conformément aux conventions de Bâle, de Rotterdam, de Stockholm et de Minamata.
Pour ce faire, le Ministère de l’Environnement et Conservation de la nature à travers l’Agence congolaise de l’Environnement (ACE), a lancé à Kinshasa, ce lundi 12 juin, le projet de renforcement des capacités des parties prenantes en vue de la mise en œuvre de ces différentes conventions.
« Cet atelier permet à ce que nous puissions répondre aux décisions de ces quatre conventions. Nous aurons certainement à mettre en place plusieurs outils et stratégies. Parmi lesquels, la cartographie de la situation, le site web national qui gère les produits chimiques et déchets dangereux, et une base de données », a renseigné le chargé de mission de l’ACE, Jean-Claude Emene.
L’atelier de ce jour vise à identifier d’abord les différents acteurs en vue de mettre en place un Comité national de coordination (CNC), avant le début effectif des activités du projet. En s’engageant dans cette lutte, la RDC est appelée à produire de rapports réguliers sur l’état d’avancement de chaque convention ratifiée.
Le pays devra produire des données nationales crédibles. A en croire l’ACE, une base de données de toutes ces quatre conventions sera mise en place. Elle devra aider à rendre compte et à évaluer la marche du pays vers l’atteinte des objectifs poursuivis par ces instruments internationaux.
« Lorsqu’on parle des polluants organiques persistants, ce sont des produits chimiques très toxiques. La RDC est un point important de collecte de données au niveau mondial par rapport à cette activité. Nous collectons des données, mais nous n’arrivons pas à les rendre publiques. A travers les mécanismes que nous sommes en train de mettre en place, nous allons voir à quel niveau se situerait la pollution due aux polluants organiques persistants », a renchéri Monsieur Emene.
L’approche stratégique sur la gestion des déchets chimiques a été adoptée à Dubaï en 2006. Cette stratégie prévoyait l’atteinte de l’objectif fixé dans le Plan d’application de Johannesburg visant à réduire sensiblement les effets néfastes de ces produits sur la santé humaine et environnementale, à l’horizon 2020.
Rédaction