Suite aux rumeurs persistantes circulant sur les réseaux sociaux faisant état de prétendues arrestations et détentions arbitraires attribuées au Conseil national de la communication (CNC), une conférence de presse a été organisée ce samedi à Kinshasa.
À cette occasion, par la voix de son avocat-conseil, Maître Clamba Ckiness, Madame Kabanga Lisette a formellement démenti ces allégations qu’elle qualifie de fausses, mensongères et diffamatoires, mettant en garde toute personne qui continuerait à ternir son image gratuitement.
Madame Kabanga Lisette, de nationalité congolaise, résidant à Kinshasa, fonctionnaire de l’État, affirme accomplir ses devoirs professionnels avec conscience et dans le strict respect des lois et règlements de la République démocratique du Congo.
Depuis quelque temps, elle dit être victime d’un lynchage médiatique savamment orchestré, impliquant certaines organisations de la société civile, en collaboration avec des officines politiques, dans le but manifeste de nuire à son honneur, à sa dignité et à sa réputation, en tant que femme et mère de famille.
Cette campagne de diffamation, regrette-t-elle, est relayée par certains médias nationaux et internationaux, y compris par l’usage abusif des nouvelles technologies de l’information et de la communication, assurant ainsi une large diffusion de fausses informations.
Madame Kabanga Lisette dément catégoriquement l’ensemble des faits qui lui sont imputés et annonce le dépôt imminent d’une plainte en justice contre les auteurs et complices de ces actes diffamatoires.
En conséquence, elle met formellement en garde toute personne qui serait tentée de rééditer de tels faits, verbalement ou par l’utilisation des réseaux sociaux et autres supports numériques, précisant qu’elle n’hésitera pas à saisir les autorités judiciaires compétentes.
Elle en appelle par ailleurs à la responsabilité de tous les Congolais, et plus particulièrement des professionnels des médias, les invitant à s’abstenir de relayer des imputations non fondées, sous peine d’engager leurs responsabilités pénales et civiles, conformément aux lois en vigueur.
Rappels légaux
• Article 74 du Code pénal congolais :
« Celui qui a méchamment et publiquement imputé à une personne un fait précis de nature à porter atteinte à son honneur ou à sa considération, ou à l’exposer au mépris public, sera puni d’une servitude pénale de huit jours à un an et d’une amende, ou de l’une de ces peines seulement. »
• Article 360 du Code du numérique :
« Quiconque initie ou relaie une fausse information contre une personne par le biais des réseaux sociaux, des systèmes informatiques ou de communication électronique est puni d’une servitude pénale d’un à six mois et d’une amende. »
• Article 363 du Code du numérique :
« Est puni d’une servitude pénale de deux à cinq ans et d’une amende de dix à cinquante millions de francs congolais, ou de l’une de ces peines seulement, quiconque, intentionnellement et sans justification légitime, diffuse ou relaie des messages erronés, trompeurs ou contraires à la loi par des moyens électroniques. »
Mbenza Lelo