Pour Amisi Makutano, haut cadre de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et Président du Conseil d’administration de l’Office de Gestion du Fret Multimodal (OGFREM), la paix durable en République démocratique du Congo ne peut être obtenue par le dialogue en priorité.
Dans une déclaration qui suscite déjà des réactions, il affirme que, face aux menaces sécuritaires persistantes et aux groupes armés opérant dans l’Est du pays, la réponse doit d’abord être militaire. Selon lui, « on ne négocie pas la paix en position de faiblesse », estimant que l’État doit rétablir son autorité par la force légitime avant d’envisager toute démarche de concertation.
Amisi Makutano considère que le dialogue, dans le contexte actuel, risque d’être perçu comme un signe de fragilité et pourrait encourager la répétition des cycles de violence. Pour ce responsable politique, la priorité reste le renforcement des capacités des forces de défense et de sécurité afin d’imposer la paix sur toute l’étendue du territoire national.
Cette prise de position relance le débat sur les stratégies à adopter pour sortir durablement de l’insécurité. Entre partisans du dialogue inclusif et défenseurs d’une ligne plus ferme, la question des mécanismes de stabilisation continue de diviser la classe politique congolaise.
Rédaction