Un climat de vive tension règne à l’Université de Kalemie (UNIKAL), dans la province du Tanganyika. Les étudiants ont annoncé la suspension immédiate et illimitée des activités académiques à compter de ce lundi 16 février 2026, dénonçant ce qu’ils qualifient de dérives administratives persistantes au sein de leur institution.
Dans une déclaration rendue publique le samedi 14 février, les représentants des étudiants accusent le comité de gestion d’être à l’origine d’une crise profonde qui, selon eux, fragilise durablement le fonctionnement de l’université.
Une gouvernance vivement contestée
Au cœur des revendications figure la question de la gouvernance. Les étudiants évoquent une gestion jugée opaque, inefficace et déconnectée des réalités académiques, marquée notamment par l’absence prolongée du recteur et un déficit de communication sur les décisions administratives majeures.
Selon eux, cette situation entretient une confusion permanente et compromet la stabilité académique, alors même que l’année universitaire est déjà bien entamée.
Dysfonctionnements financiers et perturbation des cours
La contestation porte également sur des difficultés financières internes. Les étudiants dénoncent le non-paiement régulier de certains enseignants, une situation qui perturberait gravement le déroulement normal des cours.
À cela s’ajoute une politique de fixation des frais académiques jugée incohérente et fluctuante, accusée de désorganiser le calendrier universitaire et de plonger les étudiants dans un climat d’incertitude permanente.
Exigence d’un audit et départ du comité de gestion
Face à ce qu’ils considèrent comme une mauvaise gestion généralisée, les étudiants exigent le départ du comité de gestion et réclament la mise en place d’un audit indépendant.
Ils sollicitent l’intervention de l’Inspection Générale des Finances (IGF) ainsi que du ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) afin d’établir les responsabilités et d’évaluer la situation financière et administrative de l’UNIKAL.
Appel à l’implication des autorités
En attendant une réaction officielle des autorités universitaires — qui ne s’étaient pas encore exprimées jusqu’à ce dimanche 15 février 2026 — les étudiants appellent les autorités provinciales, les notables du Tanganyika ainsi que les familles à s’impliquer afin de prévenir toute escalade de la situation.
Les initiateurs du mouvement préviennent que la mobilisation pourrait se durcir dans les prochains jours si aucune réponse concrète n’est apportée à leurs revendications.
GB Lubonzu