Kinshasa, le 03 novembre 2025
Le Fonds National d’Entretien Routier (FONER) tient à apporter des précisions suite aux allégations formulées par Monsieur Akwakwa Nametu Ephraim, Ministre honoraire de l’Emploi et du Travail, lors de son intervention sur les ondes de Top Congo FM, dans le journal de 19h du 31 octobre 2025, au sujet d’une prétendue falsification de sa signature sur un arrêté ministériel.
1. Rappel des faits
1. Affectation d’un agent
Un agent du FONER, précédemment affecté au bureau du Directeur Général, a été réorienté vers la Direction Administrative pour une nouvelle affectation en raison de résultats insuffisants. En raison de postes vacants en province, cet agent a été muté dans le respect des procédures internes. Durant toute cette période, il a continué à percevoir régulièrement son salaire.
2. Contestations de la mutation
L’intéressé a contesté cette décision, invoquant sa qualité de suppléant au Comité des représentants des travailleurs. Le FONER rappelle que, conformément aux articles 257 et 258 du Code du Travail, cette mutation ne nécessitait pas l’avis préalable de l’Inspection Générale du Travail, la représentation syndicale étant nationale et non limitée à un site de travail.
3. Saisine de l’Inspection Générale du Travail
Par souci de transparence, le 30 avril 2025, le FONER a néanmoins sollicité l’approbation de l’Inspection Générale du Travail pour valider cette mutation.
4. Décision irrégulière de l’Inspection du Travail
Le 3 juillet 2025, une décision signée par un Inspecteur Principal du Travail de deuxième classe a été notifiée au FONER, bien que la demande ait été adressée à l’Inspecteur Général. Cette décision, intervenue plus de deux mois après la requête, était entachée d’irrégularités, le Code du Travail (article 258, alinéas 3 et 4) prévoyant un délai de 30 jours au-delà duquel la demande est réputée acceptée.
5. Recours hiérarchique et arrêté ministériel
Le 11 juillet 2025, le FONER a introduit un recours hiérarchique contre ladite décision. Ce recours a conduit à l’arrêté ministériel du 22 juillet 2025, annulant la décision irrégulière. C’est cet arrêté que Monsieur AKWAKWA NAMETU conteste aujourd’hui.
2. Précisions du FONER
• L’arrêté ministériel du 22 juillet 2025 a été reçu en réponse à un recours légalement introduit par le FONER et transmis par son cabinet-conseil chargé du suivi du dossier. Aucun autre document n’a été communiqué par le ministère en dehors de cette réponse.
• Le FONER n’avait aucun intérêt à falsifier un document, étant en droit de se prévaloir de la forclusion du délai légal de réponse.
• La mutation de l’agent concerné a été effectuée dans le strict respect du Code du Travail.
• Les accusations selon lesquelles le Directeur Général du FONER aurait fait usage de faux sont fausses, diffamatoires et attentatoires à l’honneur de l’institution.
• Le FONER accueille favorablement la saisine de la justice par le Ministre honoraire, convaincu que celle-ci permettra d’établir la vérité.
• Il est toutefois étonnant qu’un ancien haut responsable de l’État puisse s’affranchir du principe de présomption d’innocence et commenter un dossier encore en instruction auprès du ministère de tutelle, tout en se positionnant en faveur d’une partie concernée.
3. Sur les manipulations en cours
Le FONER dénonce une manœuvre politique orchestrée par un Directeur Général Adjoint d’une entreprise publique bien identifiée, visant à nuire à la réputation du Directeur Général du FONER pour des motifs purement personnels.
Cette tentative de déstabilisation intervient alors que le FONER mène, depuis trois ans, une vaste réforme institutionnelle visant à renforcer la gouvernance, la transparence et l’efficacité de la gestion des fonds dédiés à l’entretien routier.
Dans cette dynamique, l’établissement poursuit son engagement à faire du FONER un véritable instrument de financement du développement des infrastructures routières, en cohérence avec la vision du Chef de l’État, Son Excellence Monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Le FONER se réserve le droit d’entreprendre toute action judiciaire nécessaire pour faire valoir la vérité, défendre son image et protéger son intégrité institutionnelle.
Rédaction
